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Monsieur le Maire, chers collègues,

Le maintien de la fiscalité que vous affichez n’est en réalité qu’un trompe­ l’œil. En effet, un impôt n’étant qu’un taux applique a une base d’imposition, le seul maintien des taux ne suffit pas a contenir la fiscalité.

Pour être très précise les trois principaux impôts, du fait de l’augmentation des bases d’imposition décidée par le Parlement dans la Loi de Finances 2016 et contre laquelle vous n’avez visiblement pas décidé de lutter, augmenteront au même rythme que les bases, à savoir :

  • ­ Taxe d’habitation : + 2,67 % ;
  • ­ Taxe sur le foncier bâti : + 0,92 % ;
  • ­ Taxe sur le foncier non bâti : + 0,43 %.

Le Front National / Rassemblement Bleu Marine dit stop à la folie fiscale qui pèse trop lourdement sur les classes moyennes. Il invite donc à prendre exemple sur ses propres mairies : a Hénin-Beaumont, le maire a entrepris une baisse de 10 % de la part communale de la taxe d’habitation ainsi qu’une baisse de 50 % de la taxe sur les enseignes pour les commerces de surface inférieure à 20m2. Cette baisse de la taxe d’habitation de 10 % a par définition largement compensé la hausse des bases d’imposition décidée au niveau national, ce qui veut dire que les Héninois ont vu leur taxe d’habitation baisser de manière effective.

La question que tous les Gaillacois se posent est donc : comment financer cette baisse ? Cette question est légitime, tant il serait dangereux que cette diminution de la fiscalité débouche sur une contraction de l’épargne brute, et donc dégradation de la solvabilité de la commune.

Une première réponse concerne le financement des associations, problématique sur laquelle notre groupe appelle à un octroi des subventions accordées en fonction du mérite. Pour la compléter, nous pourrions imaginer un certain nombre d’autres mesures de bon sens, et en particulier :

­La renégociation des marches publics ;

­La mise en place d’une unité de commandes publiques et assurances veillant a la baisse des couts par la mutualisation des dépenses ;

­La réorganisation des services pour optimiser le fonctionnement interne.

Alors que nous arrivons quasiment jour pour jour au tiers du mandat municipal, force est de constater que la fiscalité s’alourdit depuis 2014 et que la non augmentation des taux ne suffit pas à compenser l’augmentation des bases par l’État.

II résulte de tout cela que les Gaillacois verront leurs impôts locaux augmenter en 2016.